Ciné-seniors : le bien-vieillir au cœur du débat

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Le Centre communal d'action sociale a proposé aux seniors, le 8 octobre dernier au Ciné-Vilar, une séance gratuite avec la projection du film « Et si on vivait tous ensemble ? »; une occasion de débattre sur sa perception du bien-vieillir et d'évoquer ses inquiétudes, ses rêves aussi.
A peine Evelyne Massenet, adjointe à la culture et Catherine Scharff, responsable du service culturel, invitent-elles les participants à s'exprimer que les commentaires fusent de toute part.

Le film relatant l'histoire d'une bande d'amis ayant choisi la colocation pour finir leurs vieux jours, c'est tout naturellement que Catherine fait un parallèle avec la Maison des Babayagas, « l'anti-maison de retraite » de Montreuil où des dames, actrices de leur vieillesse, imaginent au quotidien des projets pour vieillir indépendantes et autonomes, au sein d'une résidence participative qu'elles autogèrent. La formule ne fait pas l'unanimité, les seniors ne manquent pas d'évoquer la complexité des rapports humains, la maladie d'Alzheimer, l'aigreur des caractères; tant de facteurs qui pourraient s'inviter et perturber un équilibre jugé fragile.
« Moi je veux rester dans ma maison pour y vivre jusqu'au bout de ma vie» : un souhait clairement exprimé par une participante; l'idéal fait l'unanimité.

Lorsque le débat est relancé « Et si ce n'était plus possible ? », les langues se délient, les peurs se mettent en mots, « perte de mémoire, d'autonomie, de mobilité, peur de perdre le contact avec ses proches et crainte de la solitude », tant de mots forts et de craintes sous-jacentes enfin exprimées.  
Quant à s'installer chez ses enfants, « Ah non, pas question ! » la volonté de ne pas déranger et de conserver son indépendance est bien présente.

Le débat touche à sa fin quand une Bellédonienne interpelle « Je vieillis, ma maison devient trop grande. Est-ce que la ville disposera d'une structure pour m'accueillir le moment venu ? » Les échanges sont riches, profonds, empreints d'empathie. Evelyne promet de rapporter la question posée avant de clore la discussion avec une citation de Kafka, un écrivain austro-hongrois :  "Le bonheur supprime la vieillesse". C'est en méditant sur cette maxime que l'assemblée s'est retrouvée autour d'un bon goûter au foyer Ambroise-Croizat.

Prochain cine-seniors : suivre la programmation en page cinéma.

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